Olivier LUET, Web Marketing & Stratégies Internet

La tête dans les nuages, les pieds dans la boue, les mains dans le cambouis

Quand les marques deviennent média

1536174 le club digital se penche sur les strategies de marques 300x199 Quand les marques deviennent médiaL’explosion des médias sociaux est venue mettre fin à la suprématie des médias de masse pour consacrer une multitude d’acteurs et offrir, depuis près de dix ans, de nouvelles possibilités d’expression aux internautes… que les marques commencent tout juste à exploiter.

 

Dans ce contexte d’hyper-fragmentation médiatique de l’attention, la présence en ligne (en particulier sur les réseaux sociaux) de nombreuses marques se limite encore bien souvent à l’agrégation d’une audience limitée et peu engagée.
Elles se contentent ensuite de proposer à leurs fans ou followers, de réagir sur leurs activités du moment, sur des faits d’actualité, dans des cadres fixes et normés, en réponse à des sollicitations plus ou moins directes.

Or, pour exister dans la multitude de contenus et de messages disponibles en ligne, et en particulier dans le bruit permanent des réseaux sociaux, il est essentiel de créer et d’inspirer.

Créer et inspirer pour exister en ligne

Etablir une présence en ligne est simple. Captiver son audience, la nourrir, l’enrichir et l’étendre naturellement est bien plus compliqué. Pour y parvenir, les marques doivent apprendre à se raconter, sans chercher nécessairement à pousser leurs messages ou leurs produits.

En créant du contenu – des articles, des vidéos, des infographies… – la marque propose en fait son propre agenda, pour peu que sa communauté la suive : elle prend alors le temps de la réflexion pour proposer sa vision, elle ne se contente plus de subir ce qui la représente pour au contraire porter ses thèmes et ses idées, au rythme qu’elle aura choisi.
La qualité et l’originalité des contenus produits sont essentielles, car elles permettent à une communauté d’intérêts de s’approprier les idées et les réflexions de la marque, sans que celle-ci en soit nécessairement au centre.
La marque établit ainsi une vraie relation avec son audience, qui revient vers elle pour apprendre, pour découvrir et pour participer à l’émergence de nouvelles idées.

Une opportunité unique pour les marques

Avec ce nouveau modèle, les marques ont l’occasion unique de se construire une influence, égale voire supérieure, à celle qu’elles pouvaient jusque-là espérer atteindre grâce à la diffusion de leurs idées et de leurs produits, souvent à grand coût, dans les médias traditionnels.

Une campagne de communication à grande échelle peut susciter l’attention, mais celle-ci va rapidement retomber dès la fin de l’opération et probablement ne jamais refaire surface jusqu’à la campagne suivante. Lorsque des marques arrivent à régulièrement publier des contenus créatifs, de divertissement ou d’information, elles construisent progressivement une relation de confiance sur le long terme avec leurs audiences, quel que soit leur niveau d’expertise.

Et cette confiance est la meilleure réponse face aux changements apportés par le numérique : là où, hier, les marques martelaient un même message répétitif, elles sont obligées aujourd’hui de s’adapter aux attentes de leurs publics, qui ont appris à ne plus écouter. Ils sont, par contre, de plus en plus enclins à se rapprocher et à échanger (sur les réseaux sociaux, dans les commentaires…) avec une marque qui peut leur apporter un contenu original à haute valeur ajoutée sur leurs thèmes de prédilection.

Les marques ont tout à gagner dans cette décentration et cette ouverture sur leurs publics : c’est en réussissant à devenir transparentes, authentiques et incontournables dans leurs domaines d’expertise qu’elles pourront se réinventer et véritablement devenir conversationnelles et influentes.

Sources : Arthur Jauffret, Spintank, Nicolas Jaimes, Journal du net

L’étude qui fait trembler Facebook sur la publicité

facebook logo 300x300 Létude qui fait trembler Facebook sur la publicitéUne enquête réalisée par Reuters et Ipsos aux Etats-Unis révèle que près de 80 % des utilisateurs de Facebook se disent imperméables aux campagnes publicitaires et marketing réalisées sur le réseau social.

Quatre utilisateurs de Facebook sur cinq n’ont jamais acheté un produit ou payé pour un service à la suite de publicités ou de commentaires publiés sur le réseau social, selon un sondage Reuters/Ipsos publié mardi.

Le sondage, effectué en ligne entre le 31 mai et le 4 juin auprès d’un panel de 1.032 internautes américains, souligne ainsi les difficultés de Facebook à faire fructifier sa base de 900 millions d’utilisateurs, en particulier en termes d’argent issu de la publicité.

Ces résultats sont publiés deux semaines et demi après une entrée en bourse décevante depuis laquelle l’action Facebook a perdu 29%, réduisant la valeur de marché de l’entreprise de 30 milliards de dollars (24 milliards d’euros) à environ 74 milliards de dollars.

Les inquiétudes sur la capacité de Facebook en matière publicitaire avaient été accentuées le mois dernier lorsque General Motors, le premier constructeur automobile mondial en 2011, a annoncé qu’il ne paierait plus pour de la publicité sur le site.

Facebook n’a pas commenté en détail le sondage, mais a rappelé quelques exemples d’entreprises ayant réussi leur publicité sur le site, comme Nutella qui lui a attribué une hausse de 15% de ses ventes.

La mesure de l’efficacité de la publicité est cependant difficile, en particulier pour les marques qui visent des achats dans un futur plus ou moins éloigné, plutôt que des ventes immédiates.

Le succès d’une campagne de publicité doit également être jugée en fonction du produit, selon Steve Hasker, analyste en chef chez Nielsen.

Commentaires et recommandations

« Si vous faites de la publicité pour les automobiles de Porsche et que vous poussez 20% à faire un achat, c’est un taux de conversion extraordinairement élevé », a t-il déclaré. « Si vous vendez des nouilles instantanées, peut-être pas. »

Selon Ray Valdes, analyste chez Gartner, même si Facebook a du chemin à faire en ce qui concerne la publicité, c’est le poids des « commentaires et des recommandations » des utilisateurs sur les achats de leurs amis, qui est « surprenant ».

Le sondage, dont l’« intervalle de crédibilité » est de plus ou moins 3,5%, montre par ailleurs que 34% des utilisateurs passent moins de temps sur le site qu’il y a six mois, les trois raisons principales étant par ordre décroissant « l’ennui », le manque d’« utilité », et les inquiétudes sur la vie privée.

L’entreprise « fait sans cesse face au défi de la lassitude Facebook, de l’évanouissement du facteur nouveauté et doit donc mettre en place de nouveaux types d’interaction », d’après Ray Valdes, qui cite l’interface « Timeline » et l’achat pour un milliard de dollars (800 millions d’euros) de l’application de partage de photographies Instagram.

Les utilisateurs les plus réguliers du site sont les jeunes de 18 à 34 ans, dont 60% vont quotidiennement sur Facebook. Chez les plus de 55 ans, 29% se connectent tous les jours. 21% des personnes interrogées n’ont pas de compte sur le réseau social.

 

Source : Les Echos

Les réseaux sociaux préférés des Français

reseaux sociaux Les réseaux sociaux préférés des Français

Réseaux Sociaux

Twitter, Facebook, Copains d’avant ou encore Google+, Flickr, Vimeo, Linkedin, ….

Quelle est la progression de la notoriété des réseaux sociaux ?
Où sont présents les Français et pourquoi ? Comment interagissent-ils avec les marques ?

Le point avec la sixième vague de l’Observatoire des réseaux sociaux de l’Ifop.

1) Notoriété : Twitter monte sur le podium

Toujours en première position, Facebook reste sans surprise le réseau social le plus connu. Le site de microblogging Twitter gagne quant à lui cinq points de notoriété pour atteindre la troisième marche du podium.

Mais les grands gagnants sont Badoo, qui gagne cinq places et onze points ainsi que LinkedIn qui gagne autant de places pour venir se placer juste derrière son concurrent français, Viadeo, qui poursuit aussi sa progression.

Windows Live est le grand perdant de l’année 2011. Ilvoit sa notoriété chuter de sept points, un peu moins que MySpace qui lui en perd neuf, et sort du podium. Google Buzz, fermé après l’arrivée de Google+, chute de onze points pour perdre quatre places. Google+, qui fait sa première apparition dans le classement à la huitième position est déjà connu de 64% des français.

2) Taux d’appartenance : 49 % des internautes français sont sur Facebook

77 % des internautes français sont aujourd’hui membres d’un réseau social. Ils sont 49 % sur Facebook. En moyenne un internaute est membre de 2,8 réseaux sociaux à l’automne 2011, contre 2,9 l’an passé à la même période.

Déjà 12 % des internautes français sont présents sur Google+, qui a pris une place plus importante que celle de Twitter dans la vie des internautes. A ce titre, 11 % des hommes interrogés affirment disposer d’un compte Twitter, contre 6 % pour les femmes. 15 % des utilisateurs de Twitter ont par ailleurs entre 18 et 24 ans. Du côté de Google+, 10 % hommes interrogés affirment disposer d’un compte Google+. Par ailleurs, les utilisateurs de du réseau social de Google semblent plus jeunes : 19 % des 18-24 ans affirment y être présent.

Facebook reste quant à lui en tête pour toutes les catégories professionnelles et classes d’âge confondues, ce qui n’empêche pasCopains d’avant d’être le second réseau social utilisé par les femmes: 42 % des femmes interrogés affirment disposer d’un compte contre 27 % pour les hommes.

3) 16 % des internautes suivent des marques sur les réseaux sociaux

Près d’un sixième des personnes interrogées affirment suivre l’actualité de marques ou entreprises sur les réseaux sociaux, et quand il le font, ils en suivent en moyenne cinq. Pourquoi ?

Si la plus grande majorité des répondant estiment être mieux informés de l’actualité des entreprises sur les réseaux sociaux (88 %), seuls41 % d’entre eux estiment être traités de manière privilégiée par rapport aux autres clients, et 44 % des sondés les trouvent « plus humaines » sur ce type de canal.

Bien que 94 % des sondés n’aient jamais critiqués de marques ou entreprises sur les réseaux sociaux, ils sont 25 % à affirmer être en mesure de mobiliser leur réseau pour l’appeler à boycotter une organisation, dont  7 % qui pourraient « certainement » le faire.

Source : Hugo Sedouramane

L’influence de Foursquare

Foursquare est sans contest le réseau social de géolocalisation, leader sur son marché. Il a su avec brio construire une communauté et trouver sa place autour de Facebook ou Twitter.

Cette infographie présente ce succès et notamment les résultats d’une étude sur l’influence qu’à le réseau social sur ces membres. En somme, comment  ses membres utilisent foursquare et sur quoi se basent-t-ils!

Résultat très intéressant!

foursquare infographic 433x1024 Linfluence de Foursquare

Le F-commerce : 7 ans de reflexion ?

Qu’on le vueille ou non, Facebook a changé le quotidien de bon nombre d’entre nous. Après les particuliers, les marques ont investi le réseau social et ont saisi les opportunités qui s’offraient à elles, et le social shopping s’y est inséré.

Au delà d’un réseau social, Facebook est devenu une véritable vitrine pour certaines marques, et même une boutique pour d’autres.

F Commerce Le F commerce : 7 ans de reflexion ?