C’est hier soir que l’Internet Mangers Club fétait ses 2 ans dans les magnifiques locaux de Swiss Life, place Vendôme.Près de 170 « web-décideurs » s’étaient donnés rendez-vous pour fêter dignement l’évènement.Votre serviteur était parmi l’assemblée et a pu, au détour d’un couloir lambrissé de bois , discuter d’applications mobiles, de Web 3.0 (Xavier est toujours en avance sur son temps !), de décoration à la Française, de vidéo à la demande, ….Qu’on se le dise, Le monde de l’internet est en pleine effervescence !Du coté des VIP :-Alain de Mendonça, directeur général de Karavel-promovacances , nous a conté l’odyssée de Promovacances avec simplicité et candeur-Bruno Bonnell, directeur général de Robopolis, nous a fait partager sa passions pour la Robotique,Bravo à Sanja, Barbara, Jean-Michel, hervé & Emmanuel
Archives du Mois : janvier 2011
Les magasins 2.0 : Encore peu optimisés
Bornes tactiles multitouch, tables Surface… Les magasins multiplient les équipements leur permettant d’être “connectés”.
Quel est le ROI de ces expérimentations ? Quels sont les projets à moyen terme ?
Le témoignage de quatre précurseurs.
1) Des bornes tactiles multitouch chez But
Dès son ouverture fin 2010, le magasin But situé à Rosny-sous-Bois a été équipé de bornes tactiles multitouch : deux de 52″ et quatre de 32″. Le magasin a été pensé autour de ces nouvelles interfaces car il offre une faible surface de vente. Les bornes permettent aux clients d’accéder aux 8 000 références de l’enseigne (un magasin moyen présente jusqu’à 6 000 références). Toutes les bornes offrent les mêmes fonctionnalités : elles permettent de consulter le catalogue et d’imprimer un ticket pour commander en caisse. L’objectif n’étant pas de faire du self-service, mais d’être un outil d’aide à la vente, qui permette au vendeur de nouer le contact. En effet, tous les tests réalisés par l’enseigne montrent que très peu de clients fonctionnent de manière autonome. D’ailleurs, les vendeurs sont intéressés aux commandes passées sur les bornes comme pour les ventes réalisées directement en magasin. But possède deux autres magasins connectés : à Boulogne-sur-Mer (62) et Saint-Girons (09)
2) Des tables Microsoft Surface chez Internity
Après un vaste chantier d’harmonisation des prix entre le Web et ses magasins il y a deux ans et demi, Internity, enseigne spécialiste de la téléphonie, a d’abord mis à disposition de ses forces de vente des ordinateurs reliés à Internet. Ces derniers permettaient de commander en ligne des produits non disponibles en magasin, tout en rattachant le chiffre d’affaires au vendeur. Fin 2009, Internity a franchi un cap supplémentaire en mettant à disposition de ses clients des tables Microsoft Surface V1. Ces tables ont été déployées dans six points de vente sélectionnés parmi les 150 du réseau : cinq dans des centres commerciaux et un à Paris, rue de Rivoli. Les tables permettent aux clients d’accéder aux 7 500 références de l’enseigne alors que seules 500 références sont présentes en magasins.
Pour cette première étape, les tables tactiles permettent aux visiteurs de consulter des fiches produits enrichies de vidéos, de visualiser certains produits en trois dimensions, de comparer jusqu’à trois produits puis d’effectuer une mise en panier pour connaître les prix. Par ailleurs, les tables sont conçues de manière à reconnaître des codes 2D ou certains objets comme des téléphones factices exposés en magasin. En raison d’implications techniques assez lourdes, l’édition de tickets pour un paiement en caisse (comme le propose But) n’a volontairement pas été proposée en phase de test.
3) Proposer l’ensemble des références chez Surcouf
Dans le secteur high-tech, Surcouf a jugé qu’il était indispensable de pouvoir proposer l’ensemble de ses références dans ses six magasins. Constatant que 70 % des clients en point de vente sont passés par le site Internet avant d’effectuer un achat (même chiffre chez But), l’enseigne a d’abord équipé ses vendeurs de postes informatiques pour commander les gammes non présentes en magasins. Puis, en septembre 2010, Surcouf a mis en place trois bornes tactiles de 50″ dans son magasin de Lille Molinel. Les clients peuvent ainsi commander grâce aux bornes parmi les 30 000 références du site, alors que seules 12 000 sont présentées dans ce magasin. Pour autant, seules 4 000 fiches sont fréquemment consultées. Les bornes ont surtout été conçues comme un outil d’information, sans objectif transactionnel. La passation de commande Web ne peut d’ailleurs se faire qu’à partir d’un poste vendeur, pour une livraison dans le magasin ou à domicile. Les bornes permettent aussi d’accéder à un plan du magasin pour localiser un produit, de prendre rendez-vous avec un conseiller, de consulter les produits disponibles en magasins et de comparer les produits.
4) Des bornes pupitres de 22″ chez Milonga
Enfin, le spécialiste de la vente d’instruments de musique Milonga a mis en place deux bornes pupitres de 22″ connectées à l’ensemble du catalogue en ligne. Milonga ayant constaté que 52 % de ses clients se renseignent sur Internet avant d’acheter un produit, les bornes sont directement reliées au système informatique central et intègrent l’ensemble des fonctionnalités de la plate-forme e-commerce de Compario (navigation à facette, tri par critères, moteur de recherche sémantique, avis de consommateurs…). Ces fonctionnalités peuvent être utilisées en libre service par les clients et comme des outils d’aide à la vente au service des vendeurs en magasin.
BILAN :
a) 1 à 2 points de croissance du chiffre d’affaires en plus chez But
Selon But, le coût total pour équiper un point de vente varie entre 15 000 et 40 000 euros selon la taille du magasin, le projet du magasin de Rosny-sous-Bois ayant été le plus coûteux. La société a calculé que, sur ses trois magasins connectés, la vente de produits non présents en magasins a généré 1 à 2 points de croissance supplémentaires. Elle estime également que l’investissement est rentable, envisageant à terme d’équiper ses 140 filiales en France (pas les fran- chisés). La société compte notamment profiter de la rénovation des magasins pour effectuer cette transition.
b) Tables et bornes tactiles : des défauts de jeunesse
Internity note de son côté que la version 1 de la table Microsoft Surface présentait de nombreux défauts et notamment que l’éclairage dans les magasins posait des problèmes d’étalonnage. Par ailleurs, cette table ne pouvait à l’époque pas être placée de manière verticale, ce qui demandait de repenser entièrement l’agencement des magasins. Enfin, en raison d’un débit insuffisant dans certains points de vente et de l’absence de contrôle central du système, beaucoup de paramètres liés à l’application devaient être gérés localement. Le responsable Internet d’Internity considère néanmoins que l’expérience est positive et que tous ces freins d’ordre technique seront levés avec les nouvelles générations de tables tactiles. Il note par ailleurs que cela a favorisé l’adhésion des équipes à Internet. Internity a choisi de rester en retrait au moins jusqu’en 2012 avant d’envisager la phase 2 du projet et peut-être l’acquisition de tables Microsoft Surface V2. L’enseigne a notamment un projet de point de vente de type kiosque, avec des tables intégrées.
c) Des commandes via les bornes tactiles encore peu fréquentes
Milonga fait état de 1 600 fiches produits vues par mois, mais constate que la possibilité de commander les produits à partir de la borne est peu souvent comprise par les clients. Une tendance renforcée par la réticence des vendeurs à les inciter à utiliser ce nouvel outil. Le chiffre d’affaires réalisé sur le site est pourtant reversé aux magasins. L’enseigne considère néanmoins qu’il s’agit d’un outil d’aide à la génération de ventes. Milonga prolonge le test jusqu’en 2012 et envisage, à terme, d’étendre ce dispositif aux 20 magasins de l’enseigne.
d) La prise de rendez-vous avec un conseiller encore timide
Surcouf note de son côté que la prise de rendez- vous avec un conseiller, depuis les bornes tactiles, est encore peu utilisée. Lors de la refonte de son site, l’enseigne a déployé cette fonction sur son site Web. A terme, elle envisage de le faire sur mobile. L’enseigne souhaite déployer ces outils dans ses six magasins en France d’ici fin 2012, notamment en raison de leur coût limité. Par ailleurs, elle compte à terme mettre à disposition de ses clients des ordinateurs pour leur permettre de passer commande, à l’image de ce que propose GrosBill dans ses magasins.
Sources : journal du net, CCM Benchmark, lettre pro
Internet Managers Club
Lors des un an du club, il nous a été demandé de dire pourquoi nous étions membres.En voici un extraitJ’interviens vers 5’30 ![]()
Rapport du CES 2011-Las Vegas
Ce rapport fait un point d‟ensemble de l‟industrie des loisirs numériques. Il couvre l‟ensemble des secteurs des loisirs numériques : les médias numériques (télévision, photo, audio), la mobilité, la micro-informatique, la domotique, les jeux, etc, parce qu‟ils sont maintenant tous reliés les uns aux autres.
Il faut aussi décrypter l‟équilibre délicat entre usages, design et ergonomie et entre possibilités technologiques et modèles économiques. Et aussi identifier les cas où les modèles économiques et les stratégies protectionnistes des grands acteurs (contenus, télécoms, constructeurs) accélèrent ou, le plus souvent, ralentissent la propagation d„innovations. C‟est typiquement le cas dans la télévi-sion numérique.
Sommaire :
Tendances et marchés
Produits et solutions
Photo numérique
Audio
Ordinateurs personnels
Mobilité et communication
Jeux
Lifestyle
Composants
Processeurs
Stockage
Connectivité
Capteurs photographiques
Affichage
Télécommandes et autres interfaces
Un grand bravo à Olivier Ezratty
La convergence multi-canal, la clé de la réussite en 2011
Avec des ventes en ligne record à Noël, le secteur du e-commerce va continuer son incroyable ascension en 2011. Les e-commerçants vont devoir s’orienter vers les dernières technologies disponibles pour se démarquer de la concurrence et proposer une offre personnalisée et pertinente aux consommateurs.C’est pourquoi 2011 sera marquée par le m-commerce, la personnalisation et la convergence multi-canal.
Une expérience d’achat plus riche via les smartphones et les tablettes
Le smartphone a aussi bien révolutionné le comportement des distributeurs que celui des consommateurs.Avant 2009, il était difficile de savoir si le commerce mobile décollerait vraiment, c’est pourquoi de nombreux distributeurs ont laissé leurs sites de téléphonie mobile à l’état de démo ou version bêta. Le succès de l’iPhone et de la gamme Android a fondamentalement changé la donne, marquant le début de l’ère des smartphones.En 2010, les vendeurs ont restructuré leur stratégie mobile, impatients de lancer de nouvelles applications de m-commerce sur le marché.
Néanmoins, le commerce mobile a été utilisé comme une simple vitrine, la technologie ayant été mise en avant dans une grande majorité des cas comme outil marketing.En 2011, les plus grandes marques iront au-delà d’applications standard et exploiteront pleinement le potentiel de la téléphonie mobile pour créer une expérience d’achat beaucoup plus riche. Elles traiteront le m-commerce comme un canal de distribution à part entière et utiliseront les dernières innovations technologiques pour faire en sorte que les sites mobiles deviennent des sources de revenus plus importantes.2011 verra également l’arrivée de nouvelles applications pour tablettes (type iPad) car ces formats de navigation très conviviaux deviennent de plus en plus populaires auprès des consommateurs. Acheter via une tablette c’est un peu comme feuilleter un catalogue de mode. Cette nouvelle pratique de navigation va permettre aux entreprises d’utiliser des techniques commerciales émotionnellement plus attractives et donc d’accroitre leurs revenus via leur présence sur les appareils mobiles de leurs clients.Particulièrement ergonomiques, les smartphones ont été conçus pour le confort du consommateur. Effectuer un achat sur un mobile se doit d’être facile et rapide. Les commerçants devront donc être plus inventifs dans l’utilisation des données comportementales de leurs clients pour leur proposer le produit souhaité.
La personnalisation
Plusieurs technologies ont été réunies pour poser les bases d’une série d’innovations dans la distribution personnalisée. Elles se sont développées au cours des dix dernières années mais 2011 devrait être l’année de la maturité.L’adoption croissante des technologies de merchandising comportemental s’inscrit dans ce mouvement. De nombreux distributeurs ont déjà investi dans ce domaine.Cependant, les distributeurs pourraient faire encore davantage pour accroître et améliorer leur processus de personnalisation. En effet, les recommandations de produits personnalisées deviendront courantes dans de nombreux domaines y compris la publicité, les e-mails, les centres d’appels, le publipostage ou les magasins.Le site FitsMe est un cas intéressant en matière de personnalisation car grâce à la technologie, les (futurs) acheteurs peuvent voir en ligne si le vêtement leur va avant de l’acheter. Des sociétés telles que Threadless et Garmz basent leur modèle économique sur des sites de e-commerce communautaires où les consommateurs votent pour les prochains modèles qu’ils aimeraient voir en production. Les clients sont ainsi impliqués dans la façon dont l’entreprise est gérée. Une tactique de personnalisation similaire a également été utilisée avec succès par Nike, qui permet aux clients de concevoir sur le site leurs propres paires Nike ID.
La convergence multi-canal
Après avoir représentés deux marchés distincts, les distributeurs traditionnels et les e-commerçants se retrouvent de plus en plus en concurrence. Au lieu d’avoir un modèle économique qui va supplanter l’autre, ces deux modèles devraient se mélanger puis fusionner.Ainsi, plus de magasins physiques ou éphémères devraient s’ouvrir. Apple a connu un énorme succès avec des magasins « vitrines» (ex. Paris Opéra), utilisés principalement comme des outils marketing et comme moyen de renforcer l’adhésion des consommateurs à la marque.Des sites de distribution comme Amazon pourraient utiliser les magasins physiques pour mettre en avant les différentes gammes de produits et permettre aux consommateurs d’essayer les articles en live. En adoptant le même modèle qu’ Apple, ces commerçants généreraient du trafic vers leur site d’e-commerce.Dans la même veine, les e-commerçants cherchent différents canaux par lesquels cibler les consommateurs et générer plus de trafic sur le net. Le magazine client ASOS en est un parfait exemple.Les principales enseignes de e-commerce devraient revenir vers les magasins traditionnels. Electronic shelf labels pourrait être utilisé pour solder les articles instantanément et ainsi rester compétitif par rapport aux concurrents. Les affichages numériques pourraient être utilisés pour un merchandising en magasin plus dynamique et personnalisé. Les applications mobiles fourniraient en boutique des informations plus complètes des produits.
Conclusion
La distribution est un secteur de plus en plus concurrentiel. Une meilleure expérience d’achat incitant les consommateurs à dépenser plus via des recommandations ou personnalisations est l’un des rares vecteurs qu’il reste aux distributeurs s’ils veulent éviter une forte baisse de leurs marges.Le m-commerce, la personnalisation et la convergence multi-canal sont les trois pièces majeures de ce puzzle. Longtemps jugés trop coûteux ou trop complexes, les nouveaux modèles économiques sont maintenant conçus par l’innovation technologique. Suivre ce mouvement est une nécessité pour les commerçants.Toutefois, la technologie seule n’est pas un gage de succès. Les marques gagnantes seront celles qui sauront comment, où, et quand ce que leurs clients veulent acheter. Elles sauront positionner ainsi toutes leurs ressources (techniques, organisationnelles et stratégiques) dans le développement d’une expérience client satisfaisante.
